Mardi 29 mars 2011 à 18h00
au VAISSEAU (visite à 17h00)
(1 bis, rue Philippe Dollinger)
Strasbourg
Il y a peu d’images plus antinomiques que celles de la science et de la magie.
Et pourtant ...
On sait que si l’on remonte à plus de cinq millénaires, l’indistinction était totale ; c’est à peine si des savoirs émergeaient confusément de pratiques obscures et d’observations rarement systématisées. A l’aube de la modernité, Newton élaborait des recettes alchimiques et Kepler établissait des horoscopes. Tout récemment encore, un industriel de la métallurgie étudiait par micro-cristallographie des petites cuillères tordues par un bateleur, et à l’opposé, un expert prestidigitateur évaluait les risques de truquage dans les protocoles expérimentaux de la « mémoire de l’eau ».
Lointaine descendante de l’antique escamotage, la magie blanche des XVIIIème et XIXème siècles a été qualifiée à juste titre de physique amusante. Robert-Houdin aurait été ravi par les possibilités offertes par la technoscience, par exemple par l’holographie. Des inventeurs de tours à base mathématique ont fondé la « mathémagie ». Martin Gardner, Raymond Smullyan et bien d’autres ont combiné des bases logiques ou combinatoires, l’habilité manuelle et des principes psychologiques.
La main est-elle plus rapide que l’œil ? Les illusions d’optique ont-elles un lien avec l’illusionnisme ? Le rationalisme scientifique est-il un rempart suffisant contre les fausses sciences ?
Ces thèmes et ces questions feront l’objet d’une présentation de 45 minutes, suivie d’échanges avec les participants.







