16 Décembre 2010

Les lasers en dermatologie

12ème rencontre du Club Rhenaphotonics : Dr Thierry MICHAUD, Président du groupe de Dermatologie Esthétique et Correctrice (gDEC) de la Société Française de Dermatologie, Centre Laser Dermatologique, Clinique du Diaconat, Mulhouse
Jeudi 16 décembre 2010 à 18h00
au Best Western Hôtel de la Bourse, Mulhouse
(14 rue de la Bourse)

En 1917, Albert Einstein reçoit le prix Nobel pour ses recherches sur l’effet photoélectrique et l’émission stimulée de photons. Il est sans conteste le père du LASER.
Mais les premières publications relatives au laser (Light Amplification by Stimulated Emission of Radiation) datent de 1958 avec la publication de « Infrared and optical masers » dans la Physical Review du Journal of the American Physical Society par Arthur L. Shadow et Charles H. Townes, le début de leurs travaux remontant aux années 1940.
En 1960, ces deux physiciens reçoivent un brevet pour l’invention du LASER et c’est Theodore Maiman, à la Hughes Aircraft Company, qui construit le premier laser médical, rubis à 0,69 microns. En 1964 apparaissent les premiers lasers Nd-YAG et CO2, mis au point par Kumar Patel.
En 45 ans, les lasers se sont non seulement considérablement diversifiés mais se sont surtout miniaturisés. Par ailleurs, leurs indications se sont progressivement développées, notamment en dermatologie, pour couvrir des champs très variés, allant de la pathologie à l’esthétique.
Actuellement, on peut considérer que 50 % des dermatologues au moins utilisent les lasers dans leur pratique quotidienne. Le regroupement des moyens grâce à l’association de plusieurs dermatologues a permis dans certaines régions la création de centres LASER ultramodernes, offrant ainsi une possibilité d’accès aux soins dans toutes les indications actuellement possibles pour ces appareils.
Ainsi, de la pathologie à l’esthétique, du traitement des lésions cancéreuses à la prise en charge du vieillissement cutané, le dermatologue dispose d’un arsenal thérapeutique sophistiqué, exigeant une formation rigoureuse et la maîtrise parfaite de la théorie des lasers. Ce point n’est pas inutile à rappeler à une époque où l’utilisation de ces appareils a tendance à s’étendre, dépassant le cadre médical et exposant l’usager à des complications ou à des risques parfois sévères.
Cet exposé permettra de passer en revue, à travers de multiples cas cliniques illustrés, les lasers utilisés couramment en dermatologie, d’en préciser les indications et les risques et de faire le point de la recherche médicale dans ce domaine en perpétuelle et rapide progression.